Un cas d'école intéressant pas encore traité avec le plugin VDP Suite : six produits par planche.
Ce n'est pas la fusion de données que je vous montre d'habitude. jusqu'à maintenant c'était plutôt une fiche = une page. Là, 6 produits doivent tenir sur la même planche, chacun positionné au millimètre.
C'est exactement là que la fusion classique s'arrête et où le vrai travail de mon plugin et de ses utilitaires commence.
La préparation : elle se fait dans Google Sheets.
Un script Apps Script avec trois commandes dans un menu : il calcule la planche, numérote les emplacements de 1 à 6, écrit le dictionnaire de référence des variables. Avec en plus le choix des champs à publier. Aucune formule à retenir par coeur!
Google Sheets est un outil de préparation de données redoutable. VDP Suite prend ensuite le relais quand les données sont prêtes.
Puis le processus s'enchaîne.
- Smart Linker injecte les champs dans ma maquette. Le seul geste manuel de toute la démarche.
- Smart Iterator filtre (P001-P024), je coche, je lance. 24 planches en quelques secondes : 864 marqueurs, 288 étiquettes d'objet.
- Report Maker enfin, 13 s de téléchargement, 1 seconde pour le texte, 4 s pour placer les images.
Un panneau, cinq outils. VDP Suite remplit vos mises en page à partir de vos données — textes, images, tableaux — et les met à jour en un clic quand vos données changent. Votre maquette reste la vôtre : le plugin ne touche jamais à votre mise en page.

Le catalogue, sans les copier-coller
Un catalogue de 200 produits, c'est 200 fois les mêmes gestes : coller un titre, un descriptif, un prix, placer un visuel, vérifier une référence. Puis les prix changent, et tout recommence.
VDP Suite inverse la logique : vos données vivent dans Google Sheets, votre maquette vit dans InDesign, et le plugin fait la navette. Vous corrigez une cellule ; le document se met à jour.
Un panneau, cinq outils qui s'enchaînent
C'est la promesse centrale. Une fois le document fusionné, Lancer la fusion / Mettre à jour re-télécharge vos données fraîches et actualise textes, images et tableaux — sans jamais réécrire votre mise en page. Les prix bougent le matin de l'envoi chez l'imprimeur ? Un clic.
Une URL dans votre feuille suffit. Le plugin télécharge l'image, vérifie qu'elle est valide, la range dans le dossier Links à côté de votre document et la place dans le bloc étiqueté — ajustée comme vous l'avez décidé (@fit, @fill, @stretch, @actual, ou le style d'objet du bloc). Videz la cellule : l'image se retire au prochain passage.
Un tableau généré par Table Maker reste connecté : il mémorise sa source, ses critères de filtrage et ses règles de mise en forme. Rafraîchissez-le en deux clics, retouchez sa ligne modèle avec Éditer le gabarit, ou laissez Report Maker le mettre à jour avec le reste du document. Et grâce aux colonnes de rôle, vos données pilotent leur propre mise en forme : une colonne _NotationCA peut passer en rouge toutes les lignes « A surveiller » — automatiquement, à chaque génération.
Un tableau pour un produit qui fait 2 lignes et 15 pour le suivant : demande banale en catalogue... Et mur classique aussi.
Parce qu'un gabarit, par définition, c'est du figé. On prévoit {Taille1}, {Taille2}… jusqu'à quinze, et on vit avec douze lignes vides sur les fiches courtes. Alors j'ai traité pour vous la chose par l'autre bout.
Un tableau n'est pas une source de données. C'est une mise en forme. Tout se prépare dans Google Sheets. Une formule rassemble les spécificités éparpillées dans dix colonnes, avec deux marqueurs, voir trois :
Cela produit une chaîne de texte. Rien de plus. Côté InDesign, le bloc texte support contient une étiquette : {Specificites1/} @table:tableau_produit @entete @cols:65,35
Report Maker injecte le texte, puis le convertit en vrai tableau InDesign — son style, sa ligne d'en-tête, la répartition de ses colonnes. Le nombre de lignes ? Il vient des données. Deux variantes ou quinze, même mécanique.
Qu'est ce que cela change en production?
Le séparateur ne me plaît pas ? Je retourne dans Google Sheets, je passe le tiret en barre de fraction, je relance la mise à jour. 140 planches suivent. Les colonnes sont mal réparties ? Je passe d'une répartition de 60,40 à 65,35 dans l'étiquette. Et je fusionne à nouveau.
Une panne de serveur, trois heures avant le bouclage.
C'est le risque que l'on prend quand les QR Codes d'un catalogue viennent d'un service en ligne. Une formule construit l'adresse, le service renvoie une image, InDesign la télécharge. Cela fonctionne — jusqu'au jour où cela ne fonctionne plus.
Or InDesign génère des QR Codes nativement. Et en vectoriel!
Restait une difficulté : industrialiser la chose. Trois cents QR Codes, une couleur différente selon le produit, sur des planches qui font tantôt cinq emplacements, tantôt six.
Le point technique qui bloquait tout le monde : la couleur d'un QR Code InDesign ne se change pas après coup par script. Une fois généré, il est ce qu'il est. Alors qu'à cela ne tienne, faisons à la création, en paramètre.
C'est là que VDP Suite l'injecte — et il va la chercher dans une colonne de vos données : {URL_devis/} @qr:{Couleur_QR/}
Conséquence : la teinte n'est plus figée dans la maquette. Vous la changez dans votre tableur, vous relancez la fusion, les trois cents QR Codes suivent. Et chaque produit peut avoir la sienne — par catégorie par exemple, pour une mise en avant, selon ce que votre formule décide.
VDP Suite est la continuité directe de VDP Report Maker, VDP Table Maker et de leurs compagnons .jsx — réunis, modernisés, et enrichis.
Dois-je savoir programmer ? Non. Vous préparez une feuille de calcul, vous écrivez des marqueurs comme {Prix/EB-1001} dans votre maquette, le plugin fait le reste.
Ma feuille Google doit-elle être publique ? Elle doit être publiée sur le web (Fichier → Partager → Publier sur le web). Vous pouvez aussi travailler avec un fichier CSV/TSV local, sans aucune connexion.
Le plugin modifie-t-il ma mise en page ? Non. Il remplit vos blocs et vos tableaux ; vos gabarits, styles et placements restent exactement tels que vous les avez conçus. La mise à jour actualise les valeurs, rien d'autre.
Que deviennent mes documents créés avec les scripts .jsx ? Ils restent entièrement compatibles, dans les deux sens. Vous pouvez migrer progressivement, ou faire coexister les deux outils sur les mêmes fichiers.
Puis-je revenir en arrière après une fusion ? Oui — proprement. Réinitialiser le document rend son état de gabarit à un document fusionné, et Éditer le gabarit restaure la ligne modèle d'un tableau. Ce sont des retours en une seule opération, pensés pour ça.
Et si une image change ou disparaît de mes données ? Elle se met à jour au prochain passage — et si vous videz la cellule, elle se retire du document. Le dossier Links se nettoie depuis le panneau, avec confirmation.